24 Aout 2020
-Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté (Winston Churchill)-
Le monde d’aujourd’hui évolue tellement vite qu’être flexible, faire preuve d’une grande adaptabilité est un challenge, un vecteur de pérennité et de croissance pour une entreprise.
Les mentalités ont évolué, les modes de consommation ont suivi logiquement. Internet, le numérique, le téléphone portable et autres objets connectés ont été de puissants facteurs d’accélération.
Les générations actuelles parlent d’obsolescence programmée afin de remplacer un objet démodé après seulement quelques mises à jour… Une livraison à domicile est jugée trop lente après 24h au point que certains Géants développent des flottes de drones dédiées dans certaines grandes agglomérations.
Mais cette société en pleine mutation économique et sociale, peut-elle indéfiniment croitre, ou doit-on craindre qu’elle ne s’essouffle voire se disloque sous l’effet de cette fulgurante énergie expansionniste, à l’image d’un trou noir s’effondrant sous le poids de sa propre matière.
Le mal de dos, la fameuse Lombalgie, semble avoir laissé la première place de ce sinistre podium des maux du 21eme siècle au Burn-out et autres dépressions nerveuses. Maux qui caractérisent ,rappelons-le , l’épuisement physiologique d’un individu à évoluer à contre-courant, à se débattre contre-nature.
Sur le plan économique, la crise dévastatrice de 2008 a laissé place à un cycle d’expansion interminable des indices, sans réelle croissance, sous l’impulsion factice des banques centrales , permettant aux états d’accumuler une dette insoutenable et ainsi garder la tête hors de l’eau.
Éviter le chaos suite à l’implosion du système, une priorité économique plus qu’évidente.
Pour l’instant aucun signe alarmiste sur les marchés par les analystes chartistes. La tendance est bien solide, même secouée par la Covid-19 en mars 2020, les indices ont tremblés mais se sont immédiatement ressaisis à coup de plans de relance (Helicopter money, création de monnaie serait plus juste) de plusieurs centaines de milliards.
Au niveau des fondamentaux, la Covid-19 a fait plonger l’économie en récession ; récession pourtant annoncée dès 2019 avec l’inversion des courbes de Yield ,les taux à 10ans étant plus favorables que les taux à court terme, signe d’une confiance déjà érodée en l’économie.
La reprise tant attendue en V, U ou L ? 2021 sera décisif, suivant l’annonce des résultats entreprises.
Donc, sur le plan économique, le manque de corrélation entre économie réelle et économie de marché sème le doute.
Ce tableau assez sombre du contexte actuel ne doit en aucun cas freiner les nouvelles idées précurseures d’une nouvelle ère économique.
Comment sera l’entreprise de demain, comment peut-on innover et suivre la prochaine vague expansionniste? 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui.
Il semble assez logique qu’internet, le big-data ainsi que l’intelligence artificielle et ses algorithmes prennent encore plus d’ampleur. La robotique, fruits de ces avancées sera omniprésente.
L’impact sur le climat se placera au cœur de l’économie. La réputation d’une entreprise pourrait être fonction de son empreinte carbone par employé et des taxes environnementales pourraient en découler. Des sociétés « green » se développeraient donc plus rapidement, poussées par des subventions et une opinion publique favorable.
Après le fiasco managérial de l’après crise (ex : orange en 2015), le bien-être au travail tient désormais une place prépondérante et il est fort à parier que l’avenir se tournera vers encore plus de dialogue et de développement personnel, comme un facteur majeur et stratégique pour dynamiser les équipes managériales et de production d’une entreprise. Un véritable alignement des valeurs humaines avec celles de l’entreprise, une direction commune.
En conclusion, 2019 a enregistré 52000 défaillances d’entreprises, un chiffre bien meilleur que les 62000 enregistrées en 2010. Mais la crise du Covid-19 risque de renvoyer des chiffres bien plus inquiétants en 2021.
A travers ces défaillances, le savoir-faire disparait, l’économie locale s’en trouve affaiblie. Il faut donc agir en gardant confiance en l’avenir.
Après avoir soigneusement étudié si la défaillance d’une entreprise est conjoncturelle ou structurelle, reprendre une entreprise en difficulté dans les 2 années à venir est un challenge tout à fait intéressant avec une idée du contexte actuel de marché et de son évolution probable.
L’humain est le capital le plus précieux vers la performance ; en évaluant les qualités de chacun et en dynamisant la différenciation, tout est possible car le bien-être d’une entreprise passe inexorablement par celui de ses employés et de leurs reconnaissances.
On cherche tous à donner un sens à notre vie, un but ultime vers l’équilibre corporelle et psychique. Il en va de même pour une entreprise si l’on place ses femmes et ces hommes au cœur même de la dynamique d’entreprise.
-Franck Lucas-

L'économie est cyclique de 8 à 11ans (1973,1993,2000,2008....2020/21) et avoir une boussole pour s'orienter, voire se repérer dans un cycle est un plus.
Pour se faire, un secteur intéressant à observer est l'or. L'or est l'actif tangible anti-crise par excellence. Au vu du schéma de cycle précédent, l'investissement dans l'or (11) se place au sommet du cycle boursier (en bleu), qui précède de quelques mois le sommet puis la chute du cycle économique réel(en jaune).
Un indice de poids, le milliardaire Warren Buffet, connu pour ses stratégies d'investissement a investi fin Aout 2020 plusieurs milliards dans le précieux métal jaune à travers une compagnie minière aurifère Barrick Gold) après s'être débarrassé de ses actions bancaires...signe d'un changement de perspective économique?